LIENS VERS D'AUTRES RESUMES DE CONCILE :(Pour l'époque et les thèmes des conciles, cliquez ici)
I) Concile de Nicée
II) Concile de Constantinople
III) Conciled'Ephèse
IV) Concile de Chalcédoine
V) Concile de Constantinople II
VI) Concile de Constantinople III
VII) Concile de Nicée II
VIII) Concile de Constantinople IV
IX) Concile de Constance
X) Concile de Bâle-Ferrare-Florence
XI) Concile de Latran V
XII) Concile de Trente
XIII) Concile de Vatican I
|
I) LE CONTEXTE HISTORIQUE :
Le Concile de Constance n'aurait pas pu intervenir à une période plus troublée pour l'Eglise, il fut d'ailleurs convoqué pour cette raison. En fait, ce concile ne fut pas d'abord réuni sur l'ordre d'un pape, et pour cause, à l'époque il y avait jusqu'à trois papes !! C'est ce qu'on a appelé le (Grand) Schisme d'Occident. Ce concile a en réalité été possible du fait de certains cardinaux qui en appelèrent au puissant empereur d'Allemagne, Sigismond, pour que celui-ci organise un concile, dont l'objectif serait de faire cesser ce schisme. L'empereur, trop content de saisir l'occasion de s'immiscer dans le affaires de l'Eglise, s'empressa de réunir le concile à Constance.
II) LES DECISIONS IMPORTANTES DU CONCILE :
1) |
 2 des trois papes (l'antipape Jean XXIII et Grégoire XII) démissionnent sous la pression du Concile. Le 3ème pape (Benoît XIII) est déposé par le Concile. Un nouveau pape est élu : Martin V (il confirmera la quasi totalité des décisions du Concile).
|
2) Les théories conciliaires sont développées (notamment à travers le décret Sacrosancta).
Elles ne seront jamais confirmées par les papes. Ces théories affirmaient que les conciles avaient pleine autorité par eux-mêmes, indépendamment des papes. Leurs décisions l'emportaient même sur celles des papes. Cela plaçait les conciles au-dessus des papes.
3) Condamnation des hérésies prônées par John Wycliff et Jean Hus : le premier vécut de 1320 à 1384 et était donc décédé bien avant ce Concile. Quant au second, il fut largement influencé par les idées de Wycliff et vécut de 1369 à 1415, année où il fut 'livré au bras séculier' par les cardinaux du Concile.
Ces deux théologiens s'insurgèrent contre les abus du clergé et de la papauté. Ils défendaient notamment l'idée que l'Ecriture seule suffisait. Au nom de cette idée, ils refusaient la réalité de la présence du Corps et du sang du Christ dans l'Eucharistie. Ils affirmaient aussi que les uniques membres de l'Eglise véritable étaient les 'prédestinés'.
Pour toutes ces raisons, on considère souvent ces deux théologiens comme les précurseurs du protestantisme.
III) PISTES DE MEDITATION DANS LE CADRE DE L'OFFICE DES COMPLIES :
Jésus n'abandonne jamais son Eglise, même dans les moments les plus sombres. Il utilise les moyens qu'Il juge nécessaires, compte tenu du contexte, pour la guider par son Esprit.
Malgré les erreurs prônées par les théories conciliaires, 'du bon' est sorti du Concile par rapport à la situation désastreuse où se trouvait l'Eglise. Ainsi, les trois papes qui déchiraient toute la chrétienté pour le pouvoir furent écartés et un nouveau pape fut élu, ce qui ramena l'ordre dans l'Eglise. Dieu tire le bien du mal, la vérité de l'erreur. Il contrôle l'Histoire (et donc aussi notre histoire personnelle) en dépit des apparences et des obstacles que les hommes suscitent trop souvent par le mauvais usage de leur liberté. On peut par conséquent faire confiance en Dieu.
Le Concile par sa condamnation des théories de Wycliff et Hus montre que Dieu n'approuve pas l'idée d'une prédestination où tout est joué d'avance. Notre liberté est respectée. Dieu n'est pas arbitraire, nous avons un rôle à jouer dans notre salut et celui des autres, mais avec la grâce (= la coopération) de Dieu. Nous sommes donc les collaborateurs de Dieu. Quel honneur Dieu nous fait-il !
Cette condamnation affirme également que la foi et l'Ecriture ont besoin d'être éclairées par la Tradition. Celle-ci est la garante de l'unité de l'Eglise. On ne peut prétendre être chrétien seul et se faire sa 'petite foi' à la carte. Nous sommes dépendants les uns des autres y compris dans le domaine de la foi. Dépendants non seulement de ceux qui nous sont contemporains mais aussi héritiers de ceux qui nous ont précédé. C'est cela aussi la foi apostolique. Notre foi nous a été donnée par Dieu, mais elle a été mûrie par Dieu en Son Eglise.
Le Concile par son soutien à l'Eucharistie réaffirme que Jésus nous est réellement présent aujourd'hui dans ce sacrement : présence réelle mais discrète, à l'image de la présence et de l'action de Jésus dans nos vies. En ce sens, l'Eucharistie est vraiment le sacrement (= le signe) de la présence effective, efficace de Jésus. Quel beau sacrement que celui-ci, qui nous montre que Dieu nous aime au point de se rendre présent et vulnérable entre nos mains. Quelle efficacité et quelle révélation que ce sacrement qui nous fait voir que Jésus agit d'abord en nous, à l'intérieur de nous (quand nous mangeons Jésus, nous "l'incorporons" en nous, nous ne faisons plus qu'un avec lui, il est dans notre sang, il est devenu partie de notre sang. Y-a-t-il une union plus forte que celle-ci ? En fait, nous ne faisons plus qu'un, un peu comme 2 amoureux qui s'unissent dans le sexualité).
Entre parenthèses, refuser la réalité de la présence du Christ dans l'eucharistie en ne reconnaissant qu'une présence symbolique, c'est nier tout ce qui vient d'être dit ! Ce point de doctrine de la présence réelle (= transsubstantiation) devait d'ailleurs être davantage débattu plus tard au Concile de Trente.
Si vous voulez un résumé beaucoup plus complet de ce Concile, notamment pour ce qui est de ses décisions, de ses décrets et de son déroulement → cliquez ici.
|